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CONTRATS D’ASSURANCE EN FAVEUR DES PERSONNES HANDICAPEES
BENEFICIENT DE NOMBREUSES AMELIORATIONS
 
Les contrats d’assurance destinés aux
personnes handicapées (épargne handicap et
rente survie) bénéficient grâce à
la loi du 11 février 2005 relative aux personnes
handicapées, d’une amélioration de leur
régime juridique à plusieurs niveaux.
Les
articles 85 et 91 de la loi n° 2005-102 du 11 février
2005 pour l’égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes
handicapées (publiée au Journal Officiel du
12 février 2005) augmentent le plafond de la réduction
d’impôts applicable aux contrats d’épargne
handicap et de rente survie et ils améliorent le
régime juridique de ces deux catégories de
contrats.Voici les nouveautés apportées :LE
PLAFOND DE RÉDUCTION D’IMPÔT PASSÉ
A 1525 EUROS + 300 EUROS POUR TOUS LES CONTRATS
Pour
les deux catégories de contrats, la réduction
d’impôt est améliorée grâce
à une augmentation de son plafond général
et de son plafond par enfant à charge.
Les primes afférentes aux contrats épargne
handicap et aux contrats de rente survie ouvrent, désormais,
droit à une réduction d’impôt
sur le revenu de 25% dans la limite d’un
plafond global de versements annuels égal à
1525 € (au lieu de 1070 €), majoré
de 300 € (au lieu de 230 €) par
enfant à charge, soit une augmentation de plus de
40%.
Exemple
: Pour un couple avec trois enfants, la
réduction d’impôt peut, ainsi, atteindre
606,25 € pour des cotisations annuelles
de 2425 € (25% x (1525 €) + (3 x 300 €)
alors que dans le régime précédent
la réduction n’était que de
440 € pour des cotisations de 1760
€.
Cette
augmentation du plafond permet de verser plus en bénéficiant
d’un avantage fiscal plus important, de fait, les
cotisations versées sur ces contrats sont, au final,
moins onéreuses pour le souscripteur.
CONTRATS
DE RENTE SURVIE : POUR LES ENFANTS ET LES PROCHES HANDICAPÉS
Ce
contrat d’assurance permet à un proche atteint
d’un handicap de recevoir un capital ou une rente
à vie après le décès du ou des
souscripteurs du contrat et tant qu’il est en vie.
Deux innovations majeures améliorent les contrats
de Rente-Survie : d’une part, le capital versé
en couverture a une valeur de rachat en cas de pré-décès
du handicapé bénéficiaire, d’autre
part, l’avantage de la souscription est étendu
au-delà des seuls père et mère.
Pas
de cotisations à fonds perdus grâce à
une valeur de rachat :
Une amélioration du régime juridique des contrats
de Rente-Survie est intégrée par l’attribution
d’une valeur de rachat à ces contrats. En cas
de décès prématuré du bénéficiaire
du contrat de rente survie avant le terme convenu, il est,
désormais, possible d’obtenir le remboursement
du montant des primes payées pour ce contrat d’assurance.
C’est une modification importante qui devrait encourager
la souscription de tels contrats. En effet, jusqu’à
présent, l’absence de valeur de rachat de ces
contrats était un obstacle sérieux à
leur ouverture, certaines personnes ne voulant pas prendre
le risque de verser des primes pour constituer à
un enfant handicapé dont l’espérance
de vie pouvait être moindre un capital ou une rente.
Maintenant, les souscripteurs sont rassurés : ils
pourront en cas de disparition de l’assuré
retrouver leurs cotisations qui ne seront plus à
fonds perdus.
Elargissement
des catégories de bénéficiaires visés
Alors que dans le passé, seuls les père et
mère pouvaient souscrire un contrat de rente survie
en faveur de leurs enfants, désormais, cette possibilité
est ouverte à tout parent en ligne directe ou collatérale
jusqu’au troisième degré inclus.
Au-delà des enfants :
Cette modification a été adoptée, comme
le commente le Secrétaire d’Etat aux Personnes
handicapées, Madame Marie-Anne MONTCHAMP, lors de
son intervention devant l’Assemblée Nationale
le 3 février dernier « dans le but d’encourager
les solidarités familiales » ;
Aujourd’hui,
peuvent, donc, souscrire un tel contrat, et bénéficier
de l’avantage fiscal, les frères et sœurs
pour leurs frères et sœurs ainsi que les oncles
et tantes pour leurs neveux et nièces (et réciproquement).
Même sans lien familial :
Peuvent, aussi, souscrire un contrat de rente survie les
personnes ayant à leur charge une personne handicapée
à la condition qu’elle vive sous leur toit
et qu’elle soit titulaire de la carte d’invalidité
(prévue à l’article L. 241-3 du code
de l’action sociale et des familles). Il n’est
pas nécessaire qu’il existe un lien de parenté
entre le souscripteur et le bénéficiaire du
contrat.A qui sont destinés les contrats de rente
survie ?
Les bénéficiaires de ces contrats doivent
être atteints d’une infirmité qui les
empêche soit de se livrer dans des conditions normales
de rentabilité, à une activité professionnelle,
soit, s’ils sont âgés de moins de dix-huit
ans, d’acquérir une instruction ou une formation
professionnelle d’un normal.
CONTRAT
D’ÉPARGNE HANDICAP :
Ë UNE MEILLEURE RÉDUCTION D’IMPÔT
Pour
les contrats d’épargne handicap, la loi nouvelle
apporte un élargissement de la base de calcul de
la réduction d’impôt.
Le contrat d’épargne handicap est un contrat
d’assurance en cas de vie dont l’objet est de
garantir le versement d’un capital ou d’une
rente viagère à l’assuré atteint
d’une infirmité l’empêchant d’exercer
dans des conditions normales de rentabilité une activité
professionnelle. Ce capital est destiné à
être retiré en tout ou partie au moment choisi.
Par exemple, il peut être destiné à
constituer l’apport pour un achat important, à
donner un complément de retraite, ou à payer
des droits de succession.
Concernant
les contrats épargne handicap, l’article 199
septimes du CGI est modifié afin de prévoir
que le bénéfice de la réduction d’impôt
n’est plus limité pour ces contrats «
à la fraction des primes représentatives de
l’opération d’épargne »,
mais aux « primes afférentes ». Alors
que seule la part représentative de l’épargne
ouvrait droit à une réduction d’impôt,
l’assiette de prise en charge est donc élargie.
Ainsi, par exemple, dans un contrat dont la prime totale
serait de 1 000 €, c’est désormais, la
totalité qui est retenue, alors que précédemment
si sur ces 1 000 €, une partie représentait
des frais de souscription ou de diffusion, cette partie
était exclue de l’avantage fiscal.
Ces dispositions sont d’application immédiate
et elles sont, aussi, applicables depuis l’imposition
des revenus 2004.
Extrait
de : « AVENIR & SECURITE N° 174 » 2ème
trimestre 2005
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