LA RÉACTION ALLERGIQUE
Elle se produit lorsqu’une personne sensibilisée
à un allergène entre en contact avec cette
substance. Un individu peut être allergique à
un seul allergène, mais souvent le terrain allergique
prédispose à plusieurs sensibilisations.
Il peut exister de nombreuses substances en suspension
dans l’air ambiant ou dans la poussière de
maison, susceptibles de provoquer une réaction
allergique lorsqu’elles sont inhalées. Ces
substances sont en général des glycoprotéines,
produites par des organismes vivants. Les principales
sources domestiques sont les acariens, les blattes (cafards),
les animaux domestiques (chats, chiens), les pollens,
les moisissures et les plantes. Ces manifestations allergiques
peuvent se traduire par de l’asthme, une toux, une
rhinite, ou plus rarement une conjonctivite ou un eczéma.
Il est conseillé de consulter un médecin
allergologue.
La
concentration en substance allergène est toujours
très faible, mais on peut la mesurer. Un conseiller
médical en environnement intérieur peut
effectuer des mesures directes, ou procéder à
des prélèvements qui seront analysés
en laboratoire.
Pour diminuer les réactions allergiques, il importe
de réduire la charge en substances allergéniques.
Quelques règles simples permettent de limiter les
risques.
CHOISIR
UN LOGEMENT SAIN
Le logement doit être ensoleillé et sa taille
adaptée au nombre d’occupants. La ventilation
est importante (une ventilation mécanique est conseillée)
et permet de maintenir un taux d’hygrométrie
entre 40 et 65%. Il faut éviter les humidificateurs
d’air, les plantes d’intérieur et les
animaux domestiques. L’altitude est un facteur environnemental
favorable.
Le
logement est facile à nettoyer ; les sols et murs
sont lavables. La moquette est déconseillée,
mais lorsqu’elle existe, il faut la shampooiner
deux fois par an. Les recoins où la poussière
peut s’accumuler (derrière les radiateurs,
sous les meubles, sur les portes) sont régulièrement
nettoyés. Il n’y a pas de défauts
d’humidité (infiltrations par les fenêtres,
points de condensation, taches de moisissures). L’aspiration
centralisée est le cas idéal ; à
défaut, on peut utiliser un aspirateur à
microfiltration HEPA (un aspirateur classique risque de
remettre en suspension une partie des allergènes).
Il faut éviter la fumée de tabac, ainsi
que les matériaux et produits émetteurs
de COV (composés organiques volatils) qui sont
des facteurs aggravants de l’allergie.
LA
CHAMBRE A COUCHER
C’est la pièce importante de la maison, où
on passe le plus de temps. Elle doit être aussi
vide que possible et les vêtements doivent être
rangés dans une autre pièce. Elle doit être
dépoussiérée ou aspirée tous
les jours, surtout s’il y a une moquette ou des
tapis. Les draps, couvertures, oreillers et rideaux sont
lavés régulièrement. Les édredons,
plumes, peluches sont à éviter.
Le
lit et le sommier doivent être en bois ou métal,
sans tissu ou partie capitonnée. Le matelas est
le principal réservoir d’acariens. Il faut
l’équiper d’une housse lavable anti-acariens
de qualité médicale (à laver deux
fois par an). Il existe des produits acaricides qui tuent
les acariens, mais ils n’éliminent pas les
allergènes qui sont contenus dans leurs corps et
les déjections. Ils ne sont efficaces qu’en
surface et durant une période limitée à
quelques semaines. En appliquant ces conseils, vous pourrez
diminuer ou même éliminer les symptômes
gênants comme l’asthme ou la rhinite.
LES
POLLUANTS BIOLOGIQUES
Les moisissures, les bactéries, les virus, les
allergènes d'animaux ou de plantes sont présents
dans notre environnement intérieur. Dans les conditions
normales il se crée un équilibre harmonieux
entre la présence des polluants biologiques et
nos défenses naturelles. Il arrive pourtant qu'un
surcroît de ces bio-contaminants ou une faiblesse
de notre système immunitaire entraînent des
problèmes de santé.