Ventilation
mécanique sous contrôle du système
nerveux
en cas de défaillance respiratoire
Note
de la Rédaction : ce texte est un résumé
traduit de l’Anglais de l’article paru dans
« NATURE MEDECINE » Volume 5 – n°
12 de décembre 1999
Ces études sont pour l’instant au stade expérimental.
Par ailleurs, l’application du système demandera
encore quelques années d’expérimentation
et demeurera très certainement réservée
au milieu hospitalier.
Introduction
Les auteurs rappellent que la ventilation mécanique
est une intervention de survie dans le traitement de la
défaillance respiratoire aiguë. Dans sa version
de base, appelée ventilation mécanique contrôlée,
la fréquence et le volume courant sont choisis
a priori indépendamment du rythme respiratoire
du malade. Le cycle de la machine et celui du malade peuvent
ne pas être synchrones : le malade ‘lutte’
contre le respirateur, ce qui cause inconfort , détérioration
des échanges gazeux et altérations cardio-vasculaire.
Afin
d’éviter cela, il est souvent nécessaire
de supprimer le fonctionnement respiratoire spontané
du patient en recourant soit à une hyperventilation,
soit à la sédation du système nerveux
ou à la paralysie du diaphragme, mais ces méthodes
peuvent entraîner des complications. Pour prévenir
ces inconvénients, on a proposé d’utiliser
une ventilation assistée où l’insufflation
mécanique est déclenchée par l’effort
inspiratoire du patient ce qui permet, dans une certaine
mesure, une variabilité du rythme de la machine.
Cependant, le manque de coordination entre la respiration
spontanée du malade et la ventilation mécanique
assistée demeure un des principaux problèmes
dans le traitement des malades atteints d’une insuffisance
respiratoire aiguë.
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